Review des tableaux photos de Saal Digital by Adrien Le Falher

La photo originale (cliquez pour zoomer ! )

Le tirage de Saal en 80x40. Pas mal !

Suite à une opération promotionnelle organisé par Saal Digital, j'ai pu obtenir une réduction sur une impression d'un de leur tableau photo en échange de la publication de mon avis. Mon avis est cependant tout à fait honnête et reflète ma véritable opinion sur leurs produits. 

J'ai déjà fait appel aux services de Saal Digital, non pas pour leurs tirages photos mais pour l'impression d'un livre photo. Leur papier mat m'avait alors assez déçu, mais la version brillante n'était pas mal du tout. Saal s'adresse à une gamme large de public, du particulier au professionnel, avec un accent vers la simplicité d'utilisation, plutôt qu'un choix de personnalisation très précis. Cette logique se retrouve dans leurs tableaux photo. 

Comme pour leur livre photo, deux choix s'offrent à vous pour passer votre commande : soit par l'application web directement sur leur site, soit par leur logiciel dédié. Les interfaces sont identiques, elle est plutôt bien faite, avec un pas à pas assez clair de la commande, dans le choix des options (quel type de tableau photo, avec ou sans accroche, etc). Le logiciel permet de sauvegarder votre commande, utile pour laisser le temps de la réflection. 

L'upload des images est rapide, j'ai tout de même un regret : Saal convertit les images de 16bit à 8bit, de tiff vers jpg. La perte de qualité n'est pas énorme, mais ça reste dommage, et dénote de l'orientation plus particulier que professionnel. 

La taille précise au millimètre du tirage est donné, ce qui permet de sortir un fichier en 300dpi à la taille exacte du tirage : ainsi, mon tirage 80x40cm faisait en réalité 80,2x40,2, et muni de ces informations, j'ai pu envoyer un fichier exactement au bon format. Utile pour savoir exactement ce qui va être imprimé, sans recadrage ni manipulation sur la photo.

L'envoi de la photo est rapide, et la réception aussi : en tout, j'ai attendu moins d'une semaine entre la commande et la réception du tirage. 

Celui-ci était bien emballé, dans un carton avec de la marge de tous les côtés pour ne pas abimer les coins, et un peu de mousse. Le tirage était très serré dans un film plastique, et ne pouvait clairement pas bouger pendant le transport. 

Le tirage est de bonne qualité, avec un rendu mat plutôt lisse, et précis : j'aime dans cette image les petits détails, les brins d'herbe, et le personnage, au centre, minuscule dans cette immensité. Même le nez sur le tirage, il est net, précis, sans aucune pixelisation ou autre problème. 

Quant aux couleurs, elles sont fidèles à celle de mon écran consciencieusement étalonné. Je n'ai n'eu aucune modification à faire à partir de mon tif en Prophoto. Rien à redire de ce côté là, ce qui est une bonne chose : la couleur ne devrait jamais être un problème, elle l'est pourtant beaucoup trop souvent.

Le contre-collage est lui aussi de bonne qualité : bien coupé, très lisse, les coins ne présentent aucun accroc. 

Je n'ai pas pris de système d'attache, je ne pourrais donc pas en parler. 

Au final, c'est un beau tirage, fidèle à l'image que vous envoyez : le tirage ne sera pas magique, il ne rendra votre photo ni plus belle ni plus impressionnante que ce que vous avez sur votre écran, le rendu mat à l'avantage de ne pas favoriser les reflets mais ne boostera pas les contrastes non plus. 

Surtout, le tirage reste un des meilleurs et des plus beaux moyens de conserver ses photos : trop d'entre elles restent sur nos disques durs, ou même dans des albums ou des portfolios. Le tirage, surtout en grand, permets de redonner leur place aux images, dans nos salons, nos chambres, ces lieux de vies qui méritent qu'on se les approprie. Et pour cela, quoi de mieux qu'une image dont nous sommes fiers ? 

A chaque récit son objectif by Adrien Le Falher

Je suis très heureux de sortir de mon tirroir ce petit fascicule, nommé "A chaque récit son objectif", que j'ai écrit en 2014. Mise en forme de mes recherches sur l'optique et de ses usages au cinéma, il couvre les différentes propriétés des objectifs et l'effet sur le rendu du l'image qu'ils produisent. 

J'ai pris beaucoup de plaisir à rassembler ces savoirs et à les transmettre d'une manière que j'espère à la fois instructive sans être trop technique. Je la partage donc aujourd'hui avec vous, afin que vous puissiez vous aussi vous instruire sur ce sujet qui me passionne. 

Déjà Vu No°1 by Adrien Le Falher

Déjà Vu est un web magazine de photographie contemporaine. Il réunit des photographes du monde entier, en créant une communauté qui grandit à chaque numéro, par un système unique : en effet, chaque photographe invite un artiste qui l'inspire pour le numéro suivant. Chaque artiste ayant déjà présenté leur travail dans Déjà Vu peut à tout moment présenter une nouvelle série dans un numéro suivant. 

-- 

Déjà Vu is a web magazine featuring contemporary photographers. It features photographers from all around the world, creating a community that grows with each issue, thanks to a unique system: indeed, each photographer can invite another artist that inspire them for the following issue. Every artist that has already been featured in Déjà Vu can, at any time, present another series of work in the following issue.

ROYGBIV : Textures and colors of Hong Kong by Adrien Le Falher

Des oranges, une fissure, une jonque… Hong Kong aura toujours pour moi un parfum particulier, une place unique dans mon coeur. Plus colorée que Tokyo, plus grouillante que New York, cette ville m’inspire plus qu’aucune autre. 
On connait le grand panorama du Victoria Peak, cet enchainement de bâtiments de verre, modernes et propres, mais il faut être allé à Hong Kong pour découvrir les allées entre les immeubles. Je me rappelle toujours avec nostalgie des bouchers et de leurs morceaux de viandes pendus aux crochets dehors, des marchés aussi larges que les rues de Mong Kok, et surtout, de la couleur de tous ces bâtiments. Là où beaucoup de villes s’habillent du gris du béton, Hong Kong rayonne de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, qui lentement se fanent. 
Lorsque j’y suis retourné en 2016, je ne pouvais pas me contenter des points de vues typiques. Il me fallait donner ma vision personnelle de la perle de l’Orient, dans tout ce qu’elle avait de plus usé, mais aussi de plus charmant. Un portrait vivant de ces murs qui respirent, qui me parlent. J’espère qu’à travers ces clichés, vous voyagerez vous aussi dans cette ville si chère à mon coeur. 

 

Some oranges, a crack in the wall, a junk... Hong Kong will always have for me a specific scent, a special place in my heart. More colorful than Tokyo, busier than New York, this city inspires me more than anything else. 
Everybody knows the view
on Victoria Peak, this cityscape of great glassy buildings, modern and clean, but you have to go to Hong Kong to discover the little alleys between each of them. I will always fondly remember the butchers and the meat hanging on the streets, the night market in Mong Kok, but above all, the colors of every building. Many cities just look like concrete grey, while Hong Kong shines of all the colors of the rainbow, slowly fading. 
When I went back in 2016, I couldn’t just explore the typical
view points. I had to give my own vision of the Pearl of the Orient, in all its decrepitude but also how charming it all is. A living portrait of these breathing walls ; they are talking to me. I hope that through these few photographs, you will travel to this city so dear to my heart. 

Ouverture de la boutique, et concours pour gagner une photo ! by Adrien Le Falher

C'était l'étape logique après ce long voyage, et je suis heureux de vous dire que ma boutique de tirage en ligne est enfin ouverte ! 

 Le papier est de toute beauté !

Le papier est de toute beauté !

Beaucoup de photos sont à vendre, toutes triées par lieu, genre, orientation et couleur, histoire que vous puissiez rapidement trouver votre bonheur ! 

J'ai mis du temps à ouvrir la boutique parce que je voulais être sûr de pouvoir envoyer de vrais oeuvres d'arts, des objets dont je pourrais être fier. C'est pourquoi j'ai d'abord testé et étalonné plus de 25 papiers photos différents, venant du monde entier, pour ne garder que le meilleur. Un papier beaux-arts Ilford absolument sublime, celui que Salgado a utilisé pour sa série Genesis, qui est probablement un des plus beaux tirage photographique que je n'ai jamais vu. 

Et puis il a aussi fallu que je vois toute ma chaîne de production : en effet, pour réduire le prix au maximum afin de rendre les photos plus abordable, j'ai du m'impliquer à fond, et tout faire moi-même. Ainsi, j'ai pu soigner la qualité à tout les échelons (je vous spoile pas tout, mais si jamais vous me passez une commande, vous ne devriez pas être déçus !), tout en gardant les coûts suffisamment faibles pour permettre de vendre les photos à un prix très raisonnable : pas cher oui, mais surtout, pas cheap ! 

 

Pour célébrer cette ouverture, donc, je commence par un concours : la première photo (de votre choix) est à gagner ! 

 Partagez cette page et remplissez le formulaire ci-dessous.

Partagez cette page et remplissez le formulaire ci-dessous.

Vous n'avez qu'à partager le concours sur facebook, remplir le formulaire ci-dessous (et confirmer votre inscription avec le mail que vous recevrez), et c'est dans la boite ! Rendez-vous le 9 décembre. En attendant, n'hésitez pas à faire un tour dans la boutique ! 

www.adrienlefalher.tictail.com

Name
Name

How to deal with copyright infringement when it's for « a good cause » ? by Adrien Le Falher

In about one week will mark the anniversary of the most traumatic and violent piece of history in France in the last decades. The 13th of november 2015, several coordinated terrorist attacks took place in Paris, less than a year after the attacks against the newspaper Charlie Hebdo.

Still today, Paris feels different. Much like the 9/11 attacks, Paris now has this air of danger, still lingering, and the attacks are clearly in the heads of every Parisian.

The news of the attacks spread very quickly, and soon, artists and other celebrities began to express themselves on the topic. The first of them was David Beckham, on instagram and Facebook, with this picture:

 

Now, saying to pray for Paris is already a clear sign of the lack of understanding of the very secular culture of France, where we pretty much share the views of Anthony Jeselnik on the topic: it doesn't help much.

The truth is, David Beckham is not just a football player anymore, he's a celebrity, he's a brand. And as such, the value of his brand goes up with publicity. And to me, this was exactly what happened. Also, the sun is not rising on that picture, as every Parisian new: the picture very clearly shows the west side of Paris, and therefore the sun is setting.

And then, another thing struck me: the picture he was using was mine. He didn't contact me, he didn't ask if he could use it, and he actually cropped it, along with the copyright notice. Being the first one to react to the events, his words and my picture got published in several international newspapers: the dailymail, the mirror, several French magazines as well. They all published the picture, cropped, without any credit whatsoever.

This actually happened to me before, although not to that scale. What I usually do is I contact whoever is infringing copyright, ask for credit, and in the case of commercial use, payment. People don't always comply (or reply, for that matter), but some people do.

The day after the attacks, I was still hesitating on what to do: someone using a picture without my permission was absolutely NOTHING compared to what just happened. And yet, were it any other day, if someone used my picture for their gain, I would at least have asked for credit. So in the end, that's what I did: I left a comment (turns out you can't send him a PM) asking for credit, which of course never happened. I never even had an answer.

I felt disgusted. The credit, the infringement didn't matter. But someone using my picture, and terrorist attacks, for their publicity? And it worked, when you looked at the millions of likes, shares, and articles. I felt helpless, and in the end, let it go. In the scheme of things, it didn't mean much.

Dealing with art theft is usually pretty straightforward: thieves are wrong, you try to contact them and work with them for some kind of compensation. But this wasn't a regular day, and this wasn't regular infringement. And despite me not liking the message, you could say it was for “a good cause”. How do you deal with this? Is it the same thing as when Madonna used pictures with the artist's authorization?

Still today, the question itches. What would you have done? Do you think it was wrong of me to stand for my rights?

Livre photo Saal : un service excellent pour un produit qui ne convient pas à tout le monde. by Adrien Le Falher

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’obtenir de la part de Saal un bon d’achat de 40 euros pour tester leur produit.

Venant de finir la mise en page de mon livre/catalogue sur ma série ROYGBIV à Hong Kong, l’occasion était parfaite pour faire un test d’impression. 

J’ai choisi le livre au format 19x19, ayant prévu une mise en page carré pour le livre. Comme d’habitude pour les sites d’impression, la première étape fut d’envoyer le fichier. Deux solutions sont proposées : soit directement sur le site, soit à travers un logiciel dédié. N’étant pas fan des logiciels supplémentaires, j’ai opté pour l’envoi par le site. 

L’interface est simple et claire : on envoie un fichier pour la première et quatrième de couverture sur la même image, et d’autres fichiers pour les pages internes. Les photos peuvent être imprimées partout, dès la seconde de couverture, aussi il faut parfois prévoir des pages blanches. C’est ce que j’ai fait. L’interface du site permet de prévisualiser la mise en page du livre, ainsi que d’uploader des pages doubles directement. On peut aussi enregistrer son projet, afin de ne pas tout recommencer si ce dernier est long à mettre en place. En somme, beaucoup de bons points. 

J’ai cependant eu beaucoup de mal à obtenir un résultat satisfaisant en envoyant le PDF créé directement sur inDesign ; notamment, certaines polices à licenses ne s’affichaient pas (alors qu’elles s’affichaient quand le fichier était lu sur acrobat ou sur chrome), et les couleurs ne correspondaient pas toujours. Au final, un export en JPG haute qualité avec un profil sRGB incorporé m’a permis d’avoir le résultat que je souhaitais. Dommage cependant que le profil soit sRGB et non adobeRGB comme chez la plupart des imprimeurs, cela fait perdre de la latitude à certaines couleurs. 

L’envoi fut très rapide : en quatre jours, j’avais reçu le livre imprimé à Paris, dans son grand coffret (une option que le site propose pour un coût supplémentaire, un grand coffret en carton blanc ou noir). 

Le coffret donne un air relativement luxueux, cependant celui-ci n’est pas personnalisable. Ainsi, il n’est pas possible par exemple de faire imprimer, ou mieux, le faire gaufrer, si bien que si l’on utilise cette option pour plusieurs livres, ils ne seront pas reconnaissables dans leur boite. Dommage. 

 

Quand au livre lui-même, plusieurs choses m’ont gênées : 

La couverture tout d’abord. J’avais choisi une couverture molletonnée, pensant donner un aspect plus luxueux au livre. C’était une erreur : l’aspect presque bombée de la couverture, ainsi que le matériaux utilisé, me rappelait ces gros livres (souvent carrés, qui plus est), que l’on donne aux enfants en bas âge. D’autres amis ont bien aimé la couverture cependant, même s’ils voyaient où était le problème. 

Pour un livre de photo, j’aurais préféré pouvoir demander une dust cover, comme l’on trouve sur la plupart des livres photos que l’on trouve édité dans le commerce. Il aurait donné, à mon sens, un aspect plus sérieux au livre qui aurait été appréciable. Autre défaut, corrigé depuis : Saal apposait un petit code barre sur la 4ème couverture du livre, ce qui m’avait forcé à revoir le design de la couverture. Le petit code barre est maintenant optionnel. 

Venons-en aux pages intérieures : la reliure est de qualité, et comme il est indiqué sur le site, elle permet de poser les doubles page à plat, permettant une meilleure visibilité des photos imprimées sur une double page. C’est un bon point, trop souvent négligé. Cependant, le choix du papier m’a rendu perplexe : le choix est donné entre mat et brillant, et j’ai choisi pour ce tirage le papier mat. Ce que j’ai reçu malheureusement s’apparente plus à un papier lustré, c’est à dire semi-brillant avec une texture assez marquée, qui ne correspondait pas du tout aux photos, dommage. Autre point négatif, le livre étant imprimé intégralement sur du papier photo, les textes imprimés ont un aspect très curieux. Non pas qu’ils ne soient pas lisibles, mais il est finalement très rare de voir du texte imprimé directement sur du papier photo. Là encore, un choix supplémentaire de papier, comme une sorte de papier glacé un peu épais par exemple, aurait été judicieux, et aurait permis de se rapprocher d’un rendu que l’on trouve chez les éditeurs de livres d’art. Soyons juste cependant : l’impression reste de bonne qualité, ainsi que le papier, bien épais. Ma critique ici vient plus d’un ressenti personnel que d’un manque de qualité. C’est globalement le fil conducteur de cette review. 

Enfin, dernier problème, dont je suis le fautif mais que je tiens à partager : après avoir rentré manuellement les marges indiquées par le site internet sur inDesign, tout le design de mon livre a été rogné, couverture comprise. Saal propose des fichiers inDesign et Photoshop correspondant au nombre de pages de votre livre, et il vaut mieux les utiliser, pour être sur, et d’exporter les fichiers en incorporant les marges. 

Enfin, il faut que je parle du service client de Saal, probablement le meilleur que j’ai reçu d’une compagnie en ligne : réactif, précis, en français, toute mes questions ont été répondues rapidement. Mieux que ça, au vu de ma déception à la réception du premier livre, ils m’ont renvoyé un bon d’achat pour faire un second essai. 

Au final, il est difficile de fauter la qualité de Saal : les couleurs sont justes par rapport à un écran calibré, le travail est de qualité, les matériaux bons, et le site est relativement simple d’utilisation. Le problème, comme souvent dans les commandes en ligne, est de commander sans voir. Pour un objet aussi précieux et subjectif qu’un livre d’art, ce problème n’en est que plus grand. A ceux intéressés, je recommanderais de commander d’abord un échantillon de leurs différents matériaux, disponibles sur leur site. Pour un coût minime, il évitera quelques déconvenues. 

 

J'ai commandé une deuxième version du livre en changeant quelques paramètres. Je mettrais en ligne une mise à jour de cette review bientôt.